All the pieces matter Share

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Comme une bonne vielle grippe en plein juillet personne ne l’attendait, viens checker ta compil’ de l’été.

From Chill To Ill :

Part I : Sweet Morning

Part II : From Bitch To Beach

Part III : The Last Drink

Tracklist :

01 Intro : L’été sera long/Hip 2 Da Game-Lord Finesse

02 So Slow-Kyo Itachi

03 Pacifics-Digable Planets

04 Since-Blu

05 That Shit-ATCQ

06 Starz-Jaylib

07 Put It on-Big L

08 Take A Walk-Masta Ace

09 Rize Up-9th Uno

10 Scheming-Slum Village

11 Interlude : Pause 4 Porno

12 I’d Rather Fuck You-Eazy E

13 Julia-Das Racist

14 String-Volant-Aelpeacha

15 Your Easy Lovin’ Ain’t Pleasin Nothing- Mayer Hawthorne

16 Find A Way-ATCQ

17 Tell Me-Pete Rock & CL Smooth

18 Interlude : les rapports Nord-Sud (family lunch)

19 Up North Trip-Mobb Deep

20 C’mon wit Da Git Down-Artifacts

21 Sugar-Trick Daddy feat. Ludacris

22 Interlude : Soirée Façon Dream Team du Ghetto

23 Pound (When The Sun Goes Down)-Stalley

24 Give Me The Night-George Benson

25 Feeling Free-Nicole Willis and the Soul Investigator

26 82-92- Mac Miller feat Termanology

27 Rock.Ko.Kane Flow-De La Soul feat. MF Doom

28 You Oughta Know-Das Racist

29 Shoomp-De La Soul feat Sean Paul

30 Hey Playa-DJ Quik feat Kurupt

31 Living The Life- Notorious B.I.G feat Snoop Doog & Ludacris

32 Liquor and Drugs-Mr Green & Pacewon

33 The Final Call-Vinnie Paz & Ill Bill

34 Outro Ethylique

Morceau Caché : Gil Scott-Heron : Where Did The Night Go ?

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Hasard du calendrier, ce n’est pas au Bataclan pour les Kills ni à la Cigale voisine pour Fredrika Stahl, ni même au Batofar pour leurs ancêtres revendiqués des Animals qu’il fallait être en ce 6 avril. Non, il fallait être à La Boule Noire, là où les Love Me Nots faisaient leur retour annuel à Paris marquant comme à chaque fois l’arrivée du printemps et des beaux jours.

Souvenez-vous : il y a presque un an jour par jour le groupe voyait son concert à la Flèche d’Or annulé et se livrait dans le bar d’à côté à une entreprise de destruction qui ne galvaudait pas le mot underground.

Depuis, quoi de neuf en Arizona ? Un psychopathe a tué 6 personnes à l’arme à feu à Tucson, le groupe a récupéré son batteur d’origine, il a enregistré un quatrième album à se damner (The Demon and the Devotee), la bassiste Kyle Rose Stokes a laissé pousser avec succès sa blonde chevelure, et surtout, Nicole Laurenne a vaincue le cancer.

Retour donc à une vraie salle digne de ce nom, celle là même où le groupe avait explosé pour la première fois dans la capitale il y a maintenant deux ans. Et rien de tel que les décibels de ces quatre là dans les artifices de Montmartre et la chaleur écrasante du Boulevard Rochechouart pour fuir le pathétique de la vie d’employé de bureau. Le tout commence quand même à l’heure, trop aimable pour le vulgaire gratte-papier de ma condition. Mais déjà la menace planait, ce concert serait le dernier d’une saison où l’ennui a trop souvent guetté. Combien de groupes assurent le service minimum en roue libre ? Beaucoup. Combien se contentent d’assurer de bons ou d’excellents concerts oubliés le surlendemain ? Beaucoup. Combien alignent les rappels paresseux ? Beaucoup. Combien méritent l’écriture d’une chronique ? La réponse est unique, car cette année encore, personne n’a joué aussi fort et bien que les Love Me Nots.

Je n’ai aucun mal à me frailler un chemin jusqu’au premier rang pour travailler ma surdité. Je suis une groupie qui beugle chaque refrain oui, mais du groupe le plus cool du monde. En première partie, les suédois du Soulshake Express ne dépareillent pas : le réglage des amplis fait des enfants à Pete Townshend : ‘I hope I’m deaf before I get old’. De ces solides gaillards en gilet, je ne connais que Ghost Of Jim Jones, qui emprunte davantage à celui de Jon Spencer d’ailleurs : le claviériste “joue” même du fameux Theremin.

Mais tout le monde n’attend qu’eux, enfin elles. Frontwoman d’exception, Nicole  est évidemment la coqueluche du public (de très bon goût) qui n’a d’yeux que pour elle et Kyle. Faisant entrer tout le monde dans son jeu de scène costumé, la première n’a rien perdu de son appeal. Michael Johnny Walker a toujours sa Telecaster reliée à un rack hallucinant mais le tronçonnement des riffs qui accompagnent chaque morceau se moque bien des effets. Celui de I’m Gonna Be Your Girl sonne comme du Hives du meilleur cru. L’orgue et la voix sont un peu mis en sourdine par la batterie et la guitare, mais qu’importe, deux rappels achèveront les conduits auditifs.

Dominée par leur nouvel album, la setlist ne souffre d’aucune faiblesse. À la batterie, Jay Lien a donc retrouvé sa place, remplaçant le très Mad Men Bob Hoag. Prix du mindfuck de l’année pour son vol plané au dessus de la grosse caisse. Nos jambes le remercient surtout pour la rythmique marteau-piqueur des nouveaux morceaux (The End of the Line, I’m Not Ok, He Doesn’t Share Well) qui feraient taper du pied sur une planche à clous. Nouveauté non négligeable, le groupe s’offre même quelques parenthèses acoustiques (She’s Nothing Like Me, The Girl Lights Up). Moins présente, l’orgue a quand même une place de choix sur le riff syncopé de Demons, sorte de 96 Tears meets Orchestral Manoeuvres in the Dark mais aussi et surtout sur le nouveau sommet du groupe : Make Up Your Mind dont le dont la ligne de Farfisa et le refrain rappellent ce soir-là la folie furieuse de Secret Pocket en live. La suite se partage entre les trois premiers LPs cultes du groupe. Comble de la joie, mes trois classiques y passent respectivement : Dark City, I’m The One et You’re Bringing Me Down. Je connais chaque parole, chaque note, chaque chœur des sillons de ces vinyles comme si c’était ma dernière névrose d’Happy Few.

Aux côtés des moins paritaires londoniens du Jim Jones Revue et autres angelinos des Lords Of Altamont, les Love Me Nots se hissent définitivement au sommet de la scène garage à claviers actuelle. Il paraitrait d’ailleurs que les Sonics existent encore, et même qu’ils vont donner un concert à Paris, les quoi vous dites ?

See ya next year !

Dewey

“The Demon and the Devotee”, Bad Reputation

Crédits photos : http://www.photosonore.com/

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J’aime pas la plage mais pour une fois j’ai bien envie de surfer sur la grande vague de dénigrement qui sévit dans le « rap jeu » comme dirait Patrick Sébastien. C’est un mail rédigé par un des nombreux sites poubelles qui sert de répertoire à ce que le rap français peut faire de pire et envoyé à plusieurs artistes qui semble faire grand bruit et émoustiller une intelligentsia rap aussi unie que le parti socialiste au lendemain d’une défaite électorale.

Le premier point à souligner et que tout le monde a relevé, enfonçant (comme je m’apprête à le faire) une porte ouverte est l’aspect absurde et candidement naïf de la démarche. Diffuser gratuitement les artistes qui ont les moyens de payer et demander à ceux qui passent plus de temps à plancher sur leurs fiches d’impôts que sur leurs lyrics de payer des sommes relativement audacieuses pour un site aussi bien présenté qu’un forum conspirationniste… Sérieusement les mecs fallait moins écouter Difool, et plus bosser votre CAP vente (pour la communication entre le mail plein de tact et le slogan Leader Price par contre c’est peine perdue).

Passons à l’étape suivante, le modèle économique. Certes les individus qui gèrent ces sites sont à n’en point douter des personnes pleines de bonne volonté, difficile donc d’en vouloir à ces self made man en puissance avides d’argent et sûrement de pouvoir sur un mouvement culturel qu’ils ne maîtrisent pas. Parce que le problème est justement là, si les utopies d’unité du mouvement hip-hop, le principe de solidarité ou tout simplement le sacro-saint « faire croquer les petits » me font littéralement rejeter mes fried chicken wings je n’en oublie pas moins qu’un modèle économique efficace et bénéfique pour une culture se doit de respecter certaines conditions.

Parmi celles-ci il y en a une que les nouveaux Macs du rap français ont oublié depuis le départ : l’élitisme. Force est de constater qu’aujourd’hui le rap français ressemble à un robinet haïtien privé de filtre à eau et le liquide qui se déverse chaque jour un peu plus intensément ne donne pas que la chiasse. Grâce à Rapadonf et Booska-P, avec un téléphone portable, une version crackée de Fruity Loops, un magnétophone et un compte YouTube le premier quidam venu peut se retrouver sur une des plus grandes plaques tournantes virtuelles du rap… Ouais, on emmerde le talent. Et tout comme les créateurs de ces sites les visiteurs n’ont visiblement pas le bagage intellectuel et culturel suffisant pour démasquer la supercherie, peut-on vraiment les blâmer ? Pas vraiment même si le net leur ouvre aussi une porte immense vers une source précieuse et intarissable de connaissances disons que toute une génération n’a pas été à bonne école, la faute à Belzébuth a.k.a. Skyrock ou celle des rappeurs ? Sans doute les deux.

Alors j’ai la naïveté de croire le début de ce mail. Même si je ne nie évidemment pas que les gérants du site cherchent avant tout à profiter d’un business, (après tout plutôt ces mioches que Pascal Nègre) l’instauration de ce péage virtuel est sans doute le seul filtre qu’ils ont trouvé pour gérer la masse importante de sons qu’ils reçoivent. Cette culture censée être ouverte aux plus pauvres et au plus grand nombre, de nature très exigeante qualitativement (beaucoup de monde pour peu de place, seuls les meilleurs survivent) a adopté en France un modèle économique totalement inverse, (la sélection par l’argent plus par le talent) par manque de culture de ceux qui l’ont mis en place. Inquiétant.

Encore une fois qui accuser ? Les médias rap qui n’ont « pensékofric » ou les rappeurs qui ont accepté et même profité d’un système, qui leur revient aujourd’hui en pleine face, sans jamais fonder par eux-mêmes de véritables structures (le premier qui parle de 45 scientific prend une altère d’Escobar Macson là où je pense) ? Toujours pareil, surement les deux. Tout comme vous j’ai autant pleuré de rire que de tristesse devant la verve acérée de Damien Ribeiro, je n’essayerai donc pas de changer quoi que ce soit, il ne s’agit là que d’une branlette intellectuelle qui dissimule mal un coup de gueule et un ras le bol qui je l’espère aura diverti au moins l’un d’entre vous.

Hyova

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A une époque pas si lointaine, où Brian De Palma était un génie inspiré. Et où Nicolas Cage détruisait tout sur son passage, avant d’enchaîner chirurgie esthétique, coupes de cheveux grotesques et films pourris…

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127 heures

Le 26 avril 2003, Aron Ralston un casse-cou attardé s’amuse à explorer les gorges sinueuses de l’Utah. Un beau matin, un rocher lui tombe dessus et le cloue sur place. Le bras écrasé, et coincé dans une crevasse abyssale, son cauchemar peut commencer.. Ainsi que celui du spectateur…

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Dr.Dre est sans aucun doute l’artiste qui se sera fait le plus de fric avec un album pas encore sorti. Entre marketing et placement de produit le Doc’ s’est reconverti en publicitaire laissant de côté la musique. Mais comment lui en vouloir puisque ca marche. Qu’ importe la qualité de la musique qu’il ne produit même plus, le travail technique inexistant, l’absence totale d’identité visuelle ou textuelle des extraits déjà lâché Detox reste LA sortie la plus attendue. Vu les risques énormes concernant la réussite de l’album Dre capitalise sur cette attente, 2 millions de vues en 2 jours pour le clip I Need A Doctor. Bingo.

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Pittsburgh a peut-être perdu le Super Bowl, ca n’empêche pas ses habitants de garder la tête du Billboard. Depuis plusieurs semaines déjà, c’est l’hymne à la région paumée de Pennsylvanie, Black & Yellow qui truste la première place des charts. Ce banger irrésistible a déjà bousillé la rotation de tous les médias nationaux alors que les remix régionaux se sont multipliés. Même Snoop s’y est mis sur Purp & YellowCa, c’est fait.

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Je dois vous faire un aveu, à l’origine je n’étais pas fan de Kid Cudi. Il n’y a aucune explication rationnelle à cela, le personnage ne m’intéressait pas assez pour que sa musique attire ma curiosité. L’explication, c’est que (honte à moi) je l’ai découvert par hasard sur l’odieux remix de Day’N’Nite alors forcément… Et puis vous savez comment c’est, ça commence avec une curiosité nocturne sur une plateforme hip-hop du net et ça finit avec la discographie complète du bonhomme dans la bibliothèque. Après tout, pour être chaperonné par monsieur KanYe West et recevoir un si bon accueil d’une large partie du public dès son premier album il y a forcément un truc que j’ai manqué.

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Quel est le point commun entre le Seven Nation Army des White Stripes et le Crazy de Gnarls Barkley ? Il s’agit des deux tubes les plus entendus des années 2000 certes, mais qui ont en même temps éclipsé le reste des titres de leurs albums respectifs et fait passer leurs auteurs pour des one-hit wonder auprès du grand public. Devenus des morceaux dancefloor redoutablement efficaces et populaires, qui s’est soucié du reste ?

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Chaque année c’est pareil : le soleil, le sable fin… et les abeilles. Pourtant, quand en 1998 Wu Tang Killa Bees : The Swarm attaque les ondes, la citronnelle devint soudainement has been. Au milieu du talentueux essaim réuni par la reine mère RZA se cache discrètement un groupuscule venu de Washington : The Beggaz. Pas venu pour quémander (pour ceux qui maitrisent l’anglais comme Laurent Bouneau maitrise le rap,  Beggaz signifie mendiants en argot) On The Strenght, leur unique apparition sur l’album, annonce d’emblée un groupe proche et inspiré du célèbre crew new-yorkais.

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